moi

moi
me voici vers 2003-2004

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 10:06

Modifié le jeudi 24 mai 2007 07:45

thriller

thriller
Le prochain devait être " Thriller ". Le scénario de la chanson était suffisamment ouvert pour donner un maximum de libertés à un bon réalisateur. Aussitôt la décision prise, j'ai su qui je voulais engager. L'année précédente, j'avais vu un film d'horreur qui s'appelait "An American Werewolf in London " et je savais que le réalisateur, John Landis, serait parfait pour " Thriller ", puisque le même type de transformation arrivait au héros de " Thriller ".

Nous avons donc contacté John Landis et il a accepté. Il a proposé un budget, et nous nous sommes mis au travail. Les détails techniques de ce film étaient tellement ahurissants que John Branca, mon avocat, et l'un de mes plus précieux conseillers, me téléphona. Il travaillait avec moi pour " Off The Wall " et il m'avait aidé à déléguer mes pouvoirs auprès de gens compétents depuis la sortie de " Thriller ". John paniquait parce que le budget prévu au départ pour le clip de " Thriller " avait déjà doublé. Comme je finançais ce projet moi-même, la dépense devenait préoccupante.

Mais John est arrivé avec une idée de génie. Il a suggéré qu'on fasse tourner une vidéo, séparé du tournage du clip, et de la faire produire par quelqu'un d'autre. C'était tellement évident qu'on s'est demandé pourquoi personne n'y avait pensé avant. On était sûrs que ce documentaire serait passionnant, et qu'il permettrait d'éponger une partie du dépassement de budget. John mit l'affaire sur pied en très peu de temps. Il fit produire le documentaire par la chaîne de télé MTV et par une autre station câblée, et Vestron diffusa le clip dès la sortie du disque " Thriller ".

Le succès du documentaire sur le tournage de " Thriller " a été un vrai choc pour nous tous. Il y a eu environ un million de vidéo-cassettes vendues. Même maintenant, c'est un record de vente pour les vidéo-cassettes.











Le film " Thriller " fut prêt vers la fin de 1983. On l'a sorti en février 84 et on a commencé à le voir sur MTV. Epic a sorti le 45 tours de "Thriller " et les ventes ont crevé le plafond. Selon les statistiques, la sortie du clip " Thriller " et du 45 tours a déclenché 14 millions d'albums supplémentaires et de cassettes sur une période de six mois. En 1984, nous vendions jusqu'à un million de disques par semaine.

Je suis encore sidéré par ces résultats. Quand nous avons terminé la campagne de promo de " Thriller " un an plus tard, l'album avait été tiré à trente-deux millions d'exemplaires. Aujourd'hui les ventes atteignent quarante millions. Un rêve devenu réalité.

Au cours de cette période, j'ai changé mon équipe de management. Mon contrat avec Weisner et Demann avait expiré en 1983. Mon père ne me représentait plus et je cherchais d'autres gens. Un jour, à l'hôtel Beverly Hills, j'ai rendu visite à Frank Dileo et je lui ai demandé s'il voulait quitter Epic et gérer ma carrière.

Frank me demanda un délai de réflexion. Je devais le rappeler le vendredi. Bien entendu, je l'ai rappelé.

Le succès de " Thriller " m'est vraiment tombé dessus en 1984, quand l'album a reçu un nombre impressionnant de récompenses de la part de l'American Music Awards et des Grammy Awards. Je me souviens que j'étais dans un état de jubilation délirante. Je sautais de joie et je dansais comme un fou dans la maison. Quand l'album a reçu le titre de plus grande vente de l'histoire du disque de tous les temps, je n'arrivais pas à le croire. Quincy Jones criait : " Champagne pour tout le monde ! " Travailler aussi dur, donner autant de soi et réussir enfin ! Tous ceux qui avaient travaillé sur l'album étaient au septième ciel. C'était merveilleux.






Je m'imaginais être comme un coureur de marathon qui fait sauter le ruban sur la ligne d'arrivée. Je me sentais comme ce genre d'athlète, même si je ne suis pas sportif. Je l'imaginais, ce marathonien, quand sa poitrine touche le ruban et que la foule hurle, souffre et jouit avec lui de son triomphe.

Je m'identifie avec ces athlètes parce que je sais combien l'entraînement est difficile, ce qui rend le moment de triomphe encore plus précieux. C'est peut-être toute une vie de sacrifice qui est sublimée dans ce court instant. L'instant où il gagne. C'est vraiment une drogue puissante. Je suis capable de comprendre cette sensation, parce que je l'ai éprouvée.





Une des conséquences du succès de " Thriller " est que je suis devenu la cible du public. A cause de cela, j'ai décidé de mener une vie aussi privée que possible. J'étais encore timide en public. Il faut vous rappeler que j'ai été un enfant-star et que dans ce cas-là les gens refusent de vous voir grandir, changer, évoluer. Quand j'étais célèbre, au début, j'avais un petit visage rond, poupon. Les rondeurs de l'enfance sont parties quelques années après, quand j'ai changé de régime alimentaire. J'ai cessé de manger du b½uf, du poulet, du porc et du poisson, ainsi que des aliments qui font grossir. Je voulais être plus mince, vivre plus sainement, et mieux. Petit à petit, j'ai perdu du poids, mon visage a changé et la presse m'a accusé de m'être fait faire de la chirurgie plastique. Je reconnais que je me suis fait refaire le nez, comme beaucoup de stars le font. Mais les journalistes ont comparé mes photos d'enfant et d'adolescent avec les photos récentes. Sur les anciennes photos, j'avais un visage rond et potelé, avec une coiffure afro et un mauvais éclairage. La photo récente montrait un visage plus mûr. J'ai une coiffure complètement différente, un nez autre, et mes récentes photos sont superbement éclairées. Ce n'est pas vraiment juste de faire des comparaisons sur des documents aussi différents. Ils ont même prétendu que je m'étais fait faire de la chirurgie des os du visage...je trouve ça aberrant et je ne comprends même pas que l'on puisse inventer de telles histoires. C'est trop injuste.

# Posté le mardi 30 août 2005 05:17

moonwalker

moonwalker
Moonwalker, une vidéocassette de 94 minutes qui consacre le virage vers le cinéma d'un obsédé des records de vente de disques

Lundi soir, à Los Angeles, Michael Jackson recevra l'American Music Award Achievement pour son microsillon <Bad> dont ont été tirées cinq chansons numéro un au palmarès américain. Un record.

Pour parler de Jackson en 1989, il n'est pas inutile d'avoir la bosse des mathématiques. La carrière de cette super-vedette américaine se nourrit de ces exploits chiffrés qu'il est probablement le seul à pouvoir rééditer.

Sa toute récente vidéocassette <Moonwalker>, une production de 94 minutes qui a été projetée dans les salles de cinémas en Australie, en Europe et au Japon, vise également à éclipser <The Making Of Michael Jackson's Thriller>, la vidéocassette musicale la plus vendue de l'histoire (de 500 000 à 600 000 exemplaires).

Ses microsillons <Thriller> et <Bad> ont rapporté plus de $120 millions, Pepsi-Cola lui a consenti $15 millions pour des commerciaux, et la maison d'édition Doubleday, suivant le conseil de Jackie Onassis, l'a généreusement récompensé pour ses mémoires (à 30 ans!) qui, sous le titre de <Moonwalk>, lui ont valu un best-seller l'an dernier.

Il n'est plus ici question d'ambition, mais plutôt d'obsession, Jackson a écoulé plus de 40 millions d'exemplaires de son microsillon <Thriller>, il ambitionnait d'en vendre 100 millions de <Bad>. Le pauvre n'en vendu que 20 millions jusqu'ici. Quel échec !...

Pour se consoler, Jackson a bouclé, hier soir à Los Angeles, une tournée mondiale de 16 mois qui a attiré plus que quatre millions de spectateurs, mais qui ne s'est malheureusement pas arrêté au Canada. Sa première tournée solo en 25 ans de carrière... et sa dernière !

Au tour du cinéma

Cette retraite à 30 ans ne s'est pas décidée sur un coup de tête. Chez Michael Jackson, rien n'est improvisé. À l'été 87, avant même que ne se mette en branle sa tournée, Di leo avait déclaré au magazine "Rolling Stone" que la merveille gantée en était à sa dernière série de spectacles. Jackson allait continuer à faire des disques, mais il voulait désormais devenir une vedette de cinéma.

C'était prévisible. Les budgets de quelques-uns de ses vidéoclips sont dignes de Hollywood et il y a longtemps que le chanteur fraie avec quelques-uns des meilleures cinéastes américains: John Landis a réalisé son <Thriller>, Martin Scorsese a signé le clip de <Bad>, et Francis Ford Coppola était le maître d'oeuvre de <Captain EO>, ce court-métrage en trois dimensions de 12 minutes - et $20 millions - dont Jackson est la vedette et qui n'est projeté qu'à Disneyland et Disneyworld.

Récemment on apprenait que Jackson et Marlon Brando allaient écrire et produire ensemble un film de télévision basé sur le fameux sauvetage des deux baleines grises au large de l'Alaska. Brando y incarnera le chef de l'équipe de secours, tandis que le chanteur en sera le réalisateur.

Si vous doutez encore de ses ambitions cinématographiques, jetez un coup d'oeil sur <Moonwalker>, un autre produit à la mesure de sa démesure.

<Moonwalker> n'est pas un concert filmé, ni une compilation de vidéoclips ou un film de fiction, mais tout cela à la fois. On y trouve quelques vidéoclips remaniés. Aux images du clip <<Man In The Mirror>> montrant Gandhi, Walesa, monseigneur Tutu, les Kennedy, Reagan et Gorbatchev, on a greffé celles d'un Jackson idolâtré par ses admiratrices qui crient, pleurent et s'évanouissent. Un exercice narcissique qui semble contredire le propos humaniste de la chanson.

<<Badder>> est une version rajeunie du clip <Bad> : tous les personnages ont été remplacés par des enfants dont le petit Brandon Adams qui reprend avec humour les tics de Jackson. Tout au long de <Moonwalker>, on se moquera très gentiment des travers de la vedette comme pour suggérer que malgré sa fragilité apparente, Jackson est au-dessus de tout cela.

Pourtant, <Moonwalker> s'attarde longuement sur le côté victime de la vedette. Avec humour d'abord dans <Speed Demon> où des personnages de Claymation - le précédé qui a donné naissance aux California Raisins - se lancent à la poursuite de la vedette après avoir déjoué ses gardes du corps. Une poursuite qui s'éternise et se termine lorsqu'un policier accoste un Jackson... pour lui demander un autographe.

Dans <Leave Me Alone>, Jackson est plus cinglant quand il exhorte les journalistes à lui foutre la paix. Une séquence tout à fait spectaculaire nous le montre naviguant en canot-fusée dans un décor où les manchettes de journaux font écho aux plus folles rumeurs sur son compte.

<Moonwalker> propose également une rétrospective rapide et stylisée de la carrière de Jackson, avec ses frères d'abord, puis en solo : extraits d'émissions de télé, de clips, de manchettes de journaux, jusqu'à Reagan qui déclare que son succès est l'incarnation du rêve américain.

On y trouve enfin une version heavy et un tantinet répétitive de <Come Together> des Beatles, filmée en spectacle, ainsi que <The Moon In walking>, un hommage à Jackson que chante fort dignement le groupe sud-africain Ladysmith Balck Mambazo

Smooth Criminal

Mais la pièce de résistance de <Moonwalker> est sans contredit <Smooth Criminal>, un film de 42 minutes réalisé par Colin Chilvers, début 1987. Un production qui a coûté $8 millions de dollars et a nécessité deux mois de tournage, retardant d'autant le lancement du microsillon <Bad>.

Comme la musique de Jackson, <Smooth Criminal> ne frappe pas autant par son intelligence et son audace que par sa qualité technique et les moyens qu'on y a mis. Jackson et Chilvers ont construit une histoire fantastique qui emprunte aussi bien à Indiana Jones qu'à Al Capone, à <Star Wars> et <E.T.> qu'à <Blade Runner>. Le communiqué de presse précise que <Smooth Criminal> comporte autant d'effets spéciaux que <Close Encounters of The Third Kind>, ce dont on ne serait douter. <Smooth Criminal>, ajoute-t-on, traite de l'amitié et de la confrontation entre le bien et le mal. Rien de moins.

L'histoire est d'une banalité peu commune et la morale, grosse comme le bras. Jackson est la cible d'un gang dirigé par un gros méchant qui veut dominer la planète en droguant tous les enfants. Heureusement, Michael-le-sauveur portera secours à ses trois jeunes amis - dont Sean Lennon et une petite blonde à l'image de l'héroïne de <E.T.> - en se métamorphosant en une automobile futuriste, en un gigantesque robot et en un vaisseau spatial qui exterminera les forces du mal au terme d'un combat épique.

Pour être spectaculaires, ça l'est drôlement ! Les enfants vont adorer. Mais une fois l'effet digéré, ils vont retourner à <Star Wars>, <E.T.> ou <Close Encounters Of The Third Kind> pour le plaisir d'une histoire bien racontée.

# Posté le mardi 30 août 2005 05:13

discours aux grammy awards 1993

discours aux grammy awards 1993
Je vous aime aussi, merci...

J'espère que ceci est rassurant... et que c'est rassurant pour une autre rumeur dans les journaux depuis plusieurs années : moi et Janet sommes réellement deux personnes différentes... (le public rit)

Le mois dernier, je suis allé de " Où est-il ? " à " Il est encore là! ".... Mais je dois avouer, c'est bien! d'être perçu comme une personne et non pas comme une personnalité. Parce que... je n'ai pas lu toutes les choses qui ont été écrites sur moi, je n'étais pas conscient que le monde me trouvait étrange et bizarre. Mais quand vous grandissez devant des millions de gens depuis l'âge de 5 ans, vous êtes automatiquement différent. Ces dernières semaines, je me suis remis en question, cela a été comme une renaissance pour moi. C'est comme un ressourcement. (Je vous aime aussi.)






Mon enfance m'a été complètement enlevée. Je n'ai pas eu de Noël, pas d'anniversaires. Je n'ai pas eu une enfance normale, ni de plaisir comme les autres enfants. Cela a été remplacé par le travail, la peine et la douleur et aussi par le succès matériel et professionnel. En conséquence, je ne peux pas recréer cette partie de ma vie.

Toutefois, aujourd'hui, quand je fais ma musique, je me sens comme un instrument de la nature. Je m'émerveille à ce que la nature doit sentir quand nous ouvrons nos c½urs et exprimons nos dons divins. La musique traverse l'univers et le monde entier s'imprègne de sa magie. L'émerveillement remplit nos c½urs pour entrevoir, un instant, la pleine joie de vivre.

C'est pourquoi j'aime les enfants, j'apprends beaucoup à être autour d'eux. Je réalise que plusieurs de nos problèmes mondiaux, de nos problèmes urbains, des guerres, du terrorisme à grande échelle et de nos prisons surpeuplées, sont le résultat du fait que des enfants n'ont pas eu d'enfance. La magie, l'émerveillement, le mystère et l'innocence du c½ur des enfants sont les semences créatrices qui soigneront le monde. J'y crois profondément. (Je vous aime aussi)

....

Ce que nous avons besoin d'apprendre des enfants n'est pas puéril. Être avec eux nous relient à la profonde sagesse de la vie qui est ancrée en nous et demande seulement à revivre. Ils connaissent les solutions qui dorment dans nos propres c½urs.

Aujourd'hui, j'aimerais remercier tous les enfants du monde, incluant les enfants malades et défavorisés... Je suis très sensible à votre douleur. Je veux aussi remercier tous ceux qui m'ont aidé à développer mon talent ici sur terre.

Pour commencer, mes parents, tous mes frères et s½urs, spécialement Janet. Je suis très fier d'elle. C'est incroyable. Je veux dire... Je me souviens quand nous étions petits, je lui demandais tout le temps d'être Ginger Rodgers pendant que j'étais Fred Astaire...

La famille Motown, mon professeur Berry Gordy, Diana Ross, je t'aime, Suzanne de Passe, le grand et merveilleux Quincy Jones, Teddy Riley, mon nouveau filleul Michael Gibb, ma nouvelle famille Sony: Akio Morita, Mikki Schullhall, Tommy Mottola, Dave Galub, Polly Anthony. Merci d'avoir fait de Dangerous, un de mes meilleurs albums, un si grand succès. Je vous aime tous beaucoup. Sandy Gallin, Jim Morey et tous les fantastiques fans autour du monde, je vous aime beaucoup. (Michael et Janet quittent la scène sous les acclamations.)

# Posté le mardi 30 août 2005 05:10

mjthriller

mjthriller

# Posté le mardi 30 août 2005 05:06